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  <title>Emarrakech : Magazine électronique marocain</title>
 <description><![CDATA[L'actualité indépendante du Maroc: Géneraliste..articles, chroniques, reportages et interviews...]]></description>
  <link>http://www.emarrakech.info</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-08-28T10:33:32+01:00</dc:date>
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   <title>L'artiste Hassan Skalli n'est plus</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 09:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>eMarrakech .info</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CULTURES]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
eMarrakech - On vient de l'apprendre à l'instant. Le grand artiste marocain Hassan Skalli, n'est plus.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/721832-865785.jpg" alt="L'artiste Hassan Skalli n'est plus" title="L'artiste Hassan Skalli n'est plus" />
     </div>
     <div>
      Hassan Skalli est un acteur et comédien marocain de grand calibre.  <br />    <br />      La carrière de Hassan Skalli, est marquée par  plusieurs réalisations, dont son rôle dans l'un des tous premiers films  tournés au Maroc après l'indépendance&nbsp;: "Brahim ou le collier des  beignets" (1956), aux côtés d'une pléiade d'artistes. <br />            <br />Le comédien, connu également par son charisme impressionnant, a  joué dans de grandes productions marocaines et étrangères telles  "Arrissala" de Mustapha El Akkad. <br /> <br />La filmographie de Hassan Skalli compte notamment "Les Amis d'hier"  et " Le Bar " de Hassan Benjelloun, "Adieu forain" de Daoud Aoulad  Syad, "Le Regard" de Nour-Eddine Lakhmari, et "Wake up Morocco" de  Narjiss Nejjar. <br />    <br />La défunte Latifa Kamal était l'épouse de Hassan Skalli.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.emarrakech.info/photo/imagette-721832-865785.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.emarrakech.info/L-artiste-Hassan-Skalli-n-est-plus_a15790.html</link>
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   <title>Parution d'un ouvrage collectif sur : Langue et genre dans la région méditerranéenne</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 08:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Communiqué de presse</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[EDITION]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Préparé par le professeur Moha Ennaji (Universités de Fès et Rutgers), ce collectif de 222 pages vient d’être publié par l’éditeur allemand Mouton de Gruyter.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/721831-865783.jpg" alt="Parution d'un ouvrage collectif sur : Langue et genre dans la région méditerranéenne" title="Parution d'un ouvrage collectif sur : Langue et genre dans la région méditerranéenne" />
     </div>
     <div>
       Il comprend un ensemble d'articles en anglais et en français motivés par l'intérêt grandissant pour les études de lange et genre. Il est entièrement consacré aux questions de langues et genre dans la région méditerranéenne et englobe un certain nombre d'excellentes contributions sur les cas de l'Espagne, du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie, du Liban et de la diaspora, dans une perspective multi-disciplinaire rassemblant les idées, les méthodes, et les préoccupations de disciplines telles que la sociolinguistique, l'analyse du discours, la théorie littéraire, l'histoire, et les études de genre,etc.   <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;    <br />Les articles traitent de questions liées à l'oralité, notamment les proverbes, les conversations, compliments et formules de politesse, qui sont une partie intégrante du comportement social.   <br />   <br />Le but essentiel de ce collectif est de poser la problématique du rapport langue et genre dans son contexte le plus large et de soulever des questions relatives au comportement langagier des locuteurs et son impact sur l'éducation et le social.   <br />   <br />Le but de ces questions n'est pas seulement de leur chercher des réponses, mais surtout de soulever d'autres questions plus pertinentes et plus profondes.&nbsp; De ce fait, ce collectif est un forum unique et une occasion exceptionnelle d'assouvir la curiosité intellectuelle des lecteurs, des étudiants, professeurs et experts de sociologie du langage, ainsi que des chercheurs dans le domaine du genre et de l'égalité des sexes.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/721831-865784.jpg" alt="Parution d'un ouvrage collectif sur : Langue et genre dans la région méditerranéenne" title="Parution d'un ouvrage collectif sur : Langue et genre dans la région méditerranéenne" />
     </div>
     <div>
      Moha Ennaji est linguiste et chercheur dans des axes variés allant de  la linguistique, le genre,&nbsp; la&nbsp; société civile aux problèmes de la  migration. Il est professeur à l'Université de Fès et à l'Université de  Rugers aux USA.&nbsp; Il est également président du centre sud nord pour le  dialogue interculturel et les études sur la migration, et directeur de  la revue internationale Langues et Linguistique paraissant au Maroc  depuis 1998.&nbsp; Le professeur Ennaji est auteur de plusieurs articles et  ouvrages sur l'identité culturelle, langue et éducation, l'immigration  et la société civile.&nbsp;  <br /> <br />Ses ouvrages les plus récents sont : Migration  and Gender in Morocco (2008, New York, Red Sea Press),&nbsp; La Culture  Populaire et la Mondialisation (2008, Dir. Publications de l'Ircam), La  Cuture Amazighe et le Développement Humain.(2007, Dir Publications  Fes-Saiss), Multilingualism, Cultural Identity, and Education in  Morocco (2005 Springer- Kluwer), A Grammar of Amazigh (2004, en  collaboration avec Fatima Sadiqi).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>http://www.emarrakech.info/photo/imagette-721831-865783.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.emarrakech.info/Parution-d-un-ouvrage-collectif-sur-Langue-et-genre-dans-la-region-mediterraneenne_a15789.html</link>
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   <title>TUNISIE : 'L'espace de l'Internet régresse&#8220; dénonce R.S.F</title>
   <pubDate>Wed, 27 Aug 2008 17:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>RSF</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[INTERNET]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Reporters sans frontières dénonce le renforcement de la censure sur le réseau Internet tunisien. Depuis le 24 août 2008, le site du réseau social Facebook est bloqué sans explication.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/721676-865628.jpg" alt="TUNISIE : 'L'espace de l'Internet régresse&#8220; dénonce R.S.F" title="TUNISIE : 'L'espace de l'Internet régresse&#8220; dénonce R.S.F" />
     </div>
     <div>
      "La censure touche aujourd'hui   des sites très populaires qui n'ont a priori aucune portée politique. Le blocage   de Facebook s'ajoute à celui de YouTube et de Dailymotion. Les sites de partage   en ligne sont des espaces que les autorités veulent contrôler pour ne pas   laisser la dissidence s'exprimer. Il est déplorable de voir l'espace Internet   régresser", a déclaré l'organisation.    <br />  <br />  Avant d'être totalement bloqué,   le site Facebook (http://www.facebook.com) a connu des   difficultés d'accès selon les fournisseurs d'accès utilisés par les internautes.   Par exemple, les clients de PlaNet ne peuvent plus accéder à cette adresse   depuis le 18 août. Le site reste cependant accessible en se connectant à   d'autres adresses (http://www.new.facebook.com,&nbsp;http://www.www.facebook.com).    <br />  <br />  Selon une étude réalisée par   l'entreprise tunisienne de marketing Buzz2com, Facebook regroupait 28 313   internautes tunisiens le 14 août 2008. Certains dissidents, comme Mohammed   Abbou, y ont récemment créé leur page personnelle, lançant des débats de société   sur le site.    <br />  <br />  "C'est un phénomène important.   Depuis deux ou trois semaines, Facebook est le lieu où s'exprime la dissidence.   De nombreux blogs ont été fermés et leurs auteurs ont pu débattre sur Facebook   en créant leur page personnelle", a confié une internaute à Reporters sans   frontières. On recense six groupes sur le site concernant la fermeture de   Facebook en Tunisie, qui mobilisent un peu plus de 5 000 internautes.    <br />  Par ailleurs, Dailymotion et   YouTube ont été rendus inaccessibles respectivement le 3 septembre 2007 et le 2   novembre 2007. YouTube reste cependant consultable à d'autres adresses telles   que&nbsp;http://www.fr.youtube.com,&nbsp;http://www.it.youtube.com&nbsp;et par l'adresse   IP&nbsp;http://208.65.153.253. Dailymotion   aurait été ajouté à la liste de sites filtrés en tant que site   pornographique.    <br />  <br />  Les messageries Internet sont   également filtrés. D'après des tests effectués en Tunisie, certains e-mails sont   reçus vides et disparaissent de la boîte après ouverture. Sur Yahoo !, il est   également impossible d'attacher des fichiers aux e-mails car la fonction est   désactivée. Sur Gmail, la lecture est plus facile, mais il est souvent   impossible de répondre à son interlocuteur.    <br />  <br />  Cette forme de filtrage (DPI -   deep packet inspection) est communément utilisée en Chine pour filtrer les sites   Internet pornographiques ainsi que ceux qui traitent des questions "sensibles"   telles que le Tibet, le mouvement spirituel Falung Gong ou encore le massacre du   4 juin 1989.    <br />  <br />  Par ailleurs, le logiciel TOR,   qui permet de rester anonyme sur Internet et de contourner la censure en ligne,   n'est pas téléchargeable en Tunisie.    <br />  <br />  "Ce filtrage contribue à créer   une atmosphère de surveillance généralisée car il concerne tous les abonnés et   pas seulement les dissidents. Les autorités tentent de travestir la censure en   problème technique", a ajouté l'organisation.    <br />  <br />  La Tunisie figure dans la liste   des Ennemis d'Internet établie par Reporters sans frontières. Elle est le pays   du Maghreb le plus répressif en matière d'expression sur le Net. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Religieux ou politique ?</title>
   <pubDate>Wed, 27 Aug 2008 14:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yazid HADDAR</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CHRONIQUE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Yazid HADDAR : On se souviendra longtemps de l’ex-premier ministre Abdelaziz Belkhadem. On lui doit entre autres la fermeture de 2700 cafés, bars et autres lieux de sédition.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/721666-865617.jpg" alt="Religieux ou politique ?" title="Religieux ou politique ?" />
     </div>
     <div>
       Les femmes se souviendront longtemps de lui pour avoir fait voter, en 1984, le Code de la famille algérienne, faisant ainsi régresser les droits de la femme au moment-même où les tunisiennes jouissaient d'une plus grande liberté. De mémoire, c'est le seul premier ministre à s'être vêtu d'une gandoura lors d'une conférence de presse ! Confond-il politique et religion lorsqu'il dit : « La Constitution de l'Algérie est le Coran » (Marianne n° 582) . Cette phrase nous renvoie à un souvenir des années quatre-vingt-dix, tristement célèbre et suffisamment douloureux pour qu'on ne s'y attarde pas ici. Tant d'autres indices montrent que les choix politiques de Monsieur Belkhadem étaient imprégnés d'un zèle religieux qui le poussait parfois à prendre des décisions arbitraires, sans réflexion rationnelle. Est-il parvenu à mêler dogmatisme religieux et nationalisme dans l'exercice politique actuel ?    <br />   <br />La séparation de la religion et du pouvoir politique n'est pas clairement définie dans notre Constitution et ce sujet reste un vrai tabou. Nous n'avons pourtant pas besoin d'une longue réflexion pour dire que la religion doit être séparée de l'exercice du pouvoir. La laïcité est le pilier d'une république qui doit être basée sur la citoyenneté et non sur la fidélité à une religion. La religion, comme nous l'avons déjà écrit à plusieurs reprises, est de l'ordre personnel. Peut-on légiférer selon la conviction personnelle ?   <br />   <br />La laïcité n'est pas synonyme d'athéisme, idée indûment répandue dans notre société algérienne. Au contraire, elle garantie à tout individu la liberté de pensée et du choix de vie. Elle permet qu'aucun courant dogmatique, religieux, politique ou autre, ne soit imposé aux citoyens. Elle permet en outre d'ancrer une vertu cardinale de la République : la tolérance.   <br />   <br />La tolérance ne doit pas rester qu'une idée énoncée dans les textes. Elle n'a de légitimité pleine et durable que si elle s'applique réellement aux individus. La tolérance n'a de vertu que si elle ouvre à l'autre. Elle est faible si elle consiste à mettre en pratique la négation de l'autre. Ses valeurs ne sont concevables sans séparation du religieux et du politique. Dans un système laïc, il n'y a de place ni pour la haine, ni pour la violence, ni pour l'injustice car nous sommes tous égaux devant la loi. L'expérience tunisienne, syrienne et turque doit être suffisamment étudiée pour choisir la société dans laquelle nous souhaitons vivre dans les années à venir. Pour renforcer les valeurs et les institutions républicaines, nous devons non seulement &#339;uvrer pour renforcer la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et juridique, mais aussi pour garantir l'indépendance des médias et du pouvoir financier.   <br />   <br />C'est seulement lorsque la séparation de ces pouvoirs sera effective que nous pourrons parler de république. Or, à l'heure actuelle, ces conditions ne sont toujours pas réunies. En effet, les institutions étatiques demeurent fragilisées par des pratiques archaïques qui malheureusement se généralisent. Cet état de fait peut être à l'origine de l'anarchie omniprésente qui se situe au niveau de l'individu et de la société tout entière. Il est alors urgent de stabiliser les institutions et de se conformer à la loi constitutionnelle. Pour ce faire, il faudrait revoir en premier lieu le contenu des livres scolaires et du système éducatif&#8230;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.emarrakech.info/Religieux-ou-politique-_a15786.html</link>
  </item>
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   <title>Schizophrénie marocaine</title>
   <pubDate>Wed, 27 Aug 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mehdi Alami</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CHRONIQUE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Mehdi Alami : Nous sommes qu’au Maroc, la phrase magique des marocains. Schizophrénie ou folie de l’ego, le marocain a généralement trois personnalités.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/721675-865627.jpg" alt="Schizophrénie marocaine" title="Schizophrénie marocaine" />
     </div>
     <div>
      La phrase qui ressort souvent de la bouche des marocains quand ils sont dans le tord et quand ils parlent des autres : Nous sommes qu'au Maroc, la phrase magique derrière laquelle les marocains se cachent, dire désolé ne fait pas partie de notre dictionnaire et de notre langage, alors vaut mieux se rabattre sur le Maroc et les marocains, nous ne pouvons et nous ne voulons pas admettre nos erreurs, alors jeter des saletés dans la rue, brûler un feu rouge, ne pas respecter une file d'attente, le code de la route  et/ou corrumpre, sont devenus des actes légaux pour la simple raison que nous sommes qu'au Maroc.   <br />  <br />Même nos chers marocains résidents à l'étranger l'ont bien compris et depuis longtemps, dépassées les frontières, civisme, respect et citoyenneté sont déjà mis au placard, pas tous heureusement, la raison, nous sommes qu'au Maroc. Et en plus, ils n'hésitent pas à nous le faire rappeler à chaque fois que nos yeux se croisent quand ils sont dans le tord. Etaient-ils emprisonnés durant toute une année en Europe et viennent s'épanouir avec l'irrespect de la loi et du incivisme ?   L'idée est donc encrée en chacun de nous marocains, nous sommes qu'au Maroc, comme si ce n'est pas nous qui avons fait du Maroc ce qui l'est, comme si c'est pas nous qui avons les clés du bien et du mal. Riche ou pauvre, c'est pareil, sorte de mépris, de dégoût ou plutôt d'impuissance ou simplement une échappatoire des responsabilités de chacun.    <br />  <br />Schizophrénie ou folie de l'ego, le marocain a généralement trois personnalités, la première,  quand il est en groupe, il chante valeurs, tradition, démocratie, religion, famille,&#8230;, la seconde quand il est tout seul, alors tout est permis sans limite, ni loi, ni valeurs, et la troisième personnalité c'est d'être La victime de ce pays ; Un conflit entre ce qu'il est et ce qu'il veut être.  Voulons nous être marocains ou européens, marocains ou américains, marocains ou saoudiens ? Et peut on vivre au Maroc à l'européenne, à l'américaine et/ou à la saoudienne ?  Certes non, nous devons peut être apprendre à vivre au Maroc à la marocaine, et dire, nous ne sommes qu'au Maroc ! ...Tant mieux.   <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.emarrakech.info/Schizophrenie-marocaine_a15787.html</link>
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   <title>Liberté d'expression, une voie à double sens</title>
   <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 03:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Shahed Amanullah - CGNEWS - eMarrakech .info</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CHRONIQUE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Shahed Amanullah : Austin (Texas) – En 1989, lorsque la publication des Versets sataniques de Salman Rushdie a déclenché un tonnerre de protestations des musulmans, surtout en Occident, j’étais délégué étudiant à l’Université de Berkeley, d’où le mouvement pour la liberté de parole avait jailli dans les années 60. Deux librairies furent l’objet d’attentats à la bombe, selon toute vraisemblance à titre de rétorsion contre le livre, et en l’absence de toute revendication.     <div>
      Comme plusieurs autres étudiants musulmans, je suis passé   à la télévision locale pour dénoncer les attentats. J'affirmais que, même si les   musulmans pouvaient à juste titre se sentir offensés, personne n'a le droit   d'imposer sa censure ni d'intimider autrui par des atteintes à la sécurité des   personnes ou à la propriété. <br /> <br />En fait, c'est nous qui avons été couverts   d'opprobre, tant par les musulmans que par les non musulmans : le grand public   nous accusait de vouloir déguiser notre désir d'imposer nos croyances aux   autres, nos frères musulmans nous accusaient de vouloir présenter des excuses   pour la colère légitime de nos coreligionnaires, qu'elle ait ou non dépassé les   limites de la violence. Ce paradoxe s'est répété bien des fois depuis, tout   récemment à l'occasion de la publication des caricatures danoises et des   réactions violentes de certains musulmans à leur égard. <br /> <br />En fait, au cours   de cette période, les chocs les plus frontaux entre musulmans et non musulmans   n'ont pas porté sur la politique ou les affaires étrangères, mais bien plutôt   sur cette question de liberté d'expression. Naturellement, les musulmans se sont   offusqués de l'image que certains artistes, écrivains et universitaires   présentaient de leur religion. <br /> <br />De leur côté, les non musulmans ont   critiqué tel ou tel livre agressif, ainsi que les institutions qui les diffusent   (comme nous l'avons aussi fait, d'ailleurs). Dans les deux cas, les gens parlent   sans s'écouter et sans se soucier d'être écoutés. Personne n'échange vraiment   d'idées, et le cycle infernal continue.  <br /> <br />Pourquoi, alors, les musulmans   sont-ils si sensibles à ce qu'on dit d'eux dans les médias? D'une façon   générale, ils sont de plus en plus sur la défensive, à mesure que leur image   médiatique s'éloigne de celle du musulman moyen. <br /> <br />Lorsqu'ils s'insurgent   contre cette représentation, on leur répond que la première condition pour la   modifier serait qu'ils changent, eux, le comportement des musulmans extrémistes.   Or ceux-ci sont totalement au-dehors de leur cercle d'influence, souvent à des   dizaines de milliers de kilomètres de là. <br /> <br />Placés dans cette position, les   musulmans n'ont d'autre choix que de repousser plus vigoureusement encore les   portraits insultants ou déformés qu'on fait d'eux. Certains, malheureusement,   poussent trop fort, mais les musulmans ne sont pas les seuls à pousser. Toutes   les voix qui visent à marginaliser la présence des musulmans dans le débat   public dépassent régulièrement les bornes.  <br /> <br />J'en veux pour exemple deux   cas récents. C'est d'abord, le député de New York Peter King et ses amis qui   essaient de faire interdire la campagne d'affiches &#8220;Pourquoi l'islam ?&#8221; dans le   métro de New York, au seul motif que cette publicité aurait bénéficié de   soutiens externes. Deuxième cas, certains voudraient empêcher la publication   prochaine du livre <i>Jewel of Medina</i>. Dans les deux cas, ces tentatives   n'ont pas réussi à apaiser la controverse. Celle-ci restera en latence, jusqu'à   ce qu'elle resurgisse un jour ou l'autre. <br /> <br />A force d'observer ces échanges   stériles, j'ai compris que la meilleure réponse à la libre parole est tout   simplement une autre parole. Chacun devrait avoir le droit de publier ce qu'il   veut sur l'islam et les musulmans, même si le contenu est offensant, sans   crainte de censure ou de rétribution.  <br /> <br />Mais on ne peut attendre des   musulmans qu'ils acceptent passivement ce principe. Tout musulman offensé a le   droit - voire la responsabilité - de critiquer vigoureusement tout ce qui   s'écrit sur les musulmans et leur religion, à condition de ne pas franchir la   ligne rouge de l'intimidation et de la coercition. Dans un monde idéal, les   parties en présence devraient avoir l'esprit assez ouvert pour comprendre le   point de vue de l'autre. <br /> <br />Il faudra complètement recadrer les mentalités   pour que les intéressés des deux côtés puissent se tenir à cette ligne de   conduite. Mais l'option inverse est impensable, avec d'un côté une communauté   musulmane hyper susceptible, incapable de réagir constructivement à la critique   venue de l'extérieur (pas plus qu'à la critique interne d'ailleurs), et de   l'autre une communauté médiatique / artistique / laïque en proie à une peur   réelle et qui n'aurait pas le droit de s'exprimer librement. Chacun peut voir   aujourd'hui les blocages et l'incompréhension croissante engendrés par un   discours brimé. <br /> <br />Au bout du compte, personne n'a le droit de ne pas se   sentir offensé, et personne non plus n'a le droit de vivre sans tenir compte de   l'opinion des autres, pour désagréable qu'elle soit. Cela vaut pour un drapeau   brûlé (après tout cela ne fait de mal qu'à un bout de tissu) comme pour   l'opinion d'un non musulman sur le prophète Mahomet (qui a priori n'atteint pas   la croyance sincère d'un musulman). Aussi bien le respect de la religion qu'un   sens généralement partagé de la vie en société commandent de contrôler ses   émotions pour préserver l'ordre social. C'est dans ces conditions que peut   s'épanouir la liberté de parole - avec tous les bienfaits qui en   résultent. <br /> <br />Si nous voulons progresser, nous avons tous besoin d'une   épiderme moins sensible, d'une plus grande ouverture d'esprit et de mieux   comprendre les principes d'une parole libre, comme ceux qui ont guidé ma vie   d'étudiant et qui m'ont permis, par la suite, d'avoir de l'influence sur les   autres. C'est à ce prix seulement que chacun - musulman ou non - sera en mesure   de faire progresser sa société sans pour autant sacrifier ses   droits. <br /> <br />* Shahed Amanullah est le rédacteur en chef de   altmuslim.com. <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.emarrakech.info/Liberte-d-expression,-une-voie-a-double-sens_a15782.html</link>
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   <title>Comment se faire sa place en terre étrangère</title>
   <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 03:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Saher A. Ashary, - CGNEWS - eMarrakech .info</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SOCIETE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Saher A. Ashary et Meryem Maaroufi : Sharjah (EAU) / Ifrane (Maroc) – En ce 21e siècle, les communications planétaires ont réduit les distances entre les peuples de cultures et de religions différentes. Les mouvements migratoires mettent des civilisations différentes en contact.     <div>
       De ce fait, la diversité des idéologies,   des systèmes de valeurs et des croyances religieuses de gens qui doivent   coexister dans le même espace physique aboutit souvent à des divergences   d'opinion sur la façon dont chacun doit se comporter et sur le rôle que peuvent   jouer les groupes constitués dans la société. <br /> <br />Les tensions entre   populations indigènes et immigrées sont particulièrement prononcées en Europe,   surtout s'agissant des rapport entre Arabes et Européens. De part et d'autre,   ils sont issus de civilisations anciennes, dotées de systèmes de valeurs forts   mais différents, façonnées au cours des siècles par de séculaires croyances   religieuses et coutumes sociales.  <br /> <br />Le refus de changer manifesté de part   et d'autre a conduit à une polarisation sociale. Les recherches de Jocelyn   Cesari à l'Université d'Harvard montrent que les Arabes immigrés en Europe   peinent à s'insérer dans la société. Ils accusent le plus fort taux de chômage   de toutes les minorités, la plus forte propension à mener des vies séparées dans   les quartiers les plus pauvres. Les émeutes de 2005 en France ont mis en lumière   les conséquences de cette polarisation. <br /> <br />On voit des exemples de tels   schismes un peu partout aux Etats-Unis aussi. Dans l'ensemble, cependant, les   Etats-Unis acceptent mieux les nouvelles cultures, d'abord parce qu'il s'agit   d'une nation relativement jeune, ensuite parce qu'ils n'acceptent qu'un nombre   limité d'immigrés arabes, quatre fois moins environ que les quelque cinq   millions d'Arabes installés en Europe. Ce contingent est d'ailleurs recruté   parmi les classes plus aisées et plus instruites de la société   arabe. <br /> <br />D'une façon générale, les Américains d'origine arabe ne vivent pas   dans des ghettos et jouissent d'un mode de vie financièrement plus aisé et d'une   meilleure qualité de vie. Selon les données publiées en 2000 par l'office   américain de la statistique, ils sont plus désireux et plus à même de tirer   parti de l'offre éducative: 41 % ont un diplôme de &#8220;college&#8221;, contre 24 % en   moyenne pour la population totale. <br /> <br />Leur formation et leur acharnement au   travail donnent des résultats. Le revenu moyen de la famille arabo-américaine   s'élève à $ 52.300, soit 4,6 % de plus que la moyenne nationale. Les personnes   issues de ce milieu accèdent ainsi à l'emploi et à un mode de vie qui les   mettent à l'abri des tracas dus au chômage et à la ségrégation que connaissent   leurs homologues européens. <br /> <br />Cependant, les événements de septembre 2001   ont freiné ce progrès. Aujourd'hui les termes &#8220;arabe&#8221; et &#8220;musulman&#8221; (d'ailleurs   souvent utilisés à tort comme synonymes) tendent à être associés aux notions de   terrorisme, d'extrémisme et de barbarie. Les attentats terroristes perpétrés au   nom de l'islam continuent à alimenter les soupçons que nourrissent les   Occidentaux à l'égard de tout ce qui est arabe ou musulman. <br /> <br />En cette   époque de communication universelle, toutes les sociétés, toutes les cultures et   groupes sociaux doivent trouver le moyen de se comprendre pour pouvoir vivre   dans la paix et l'harmonie. Simple à dire. Il faut cependant que chacun de nous   s'engage à fond dans ce projet. <br /> <br />Heureusement, certaines personnes se   montrent à la hauteur. <br /> <br />Les séquelles des attentats contre les tours   jumelles ont incité de nombreux Arabo-américains à expliquer leur culture et   leur religion aux Américains. Ainsi, alors que Mehdi El-Afifi ramenait sa fille   et des amis à la maison le matin même des attentats, une femme pointa du doigt   les filles qui se trouvaient dans la voiture en criant &#8220;Enlevez-moi ces foulards   !&#8221;. <br /> <br />A la suite de cet incident, Mehdi El-Afifi, en compagnie de quelques   coreligionaires, entreprit de donner, à travers l'état de New York et le New   Jersey, une série de conférences sur l'islam et le monde arabe. Ensemble, ils se   sont rendus dans les églises, dans les synagogues, dans les écoles, dans les   organisations féminines et les clubs de jeunes. En expliquant leurs différences   culturelles, ils sont parvenus à détruire les préjugés et à prouver que les   Américains arabes et musulmans ne sont pas des terroristes qui veulent faire   sauter le pays.  <br /> <br />Ce sont des gens comme eux qui aident à raccommoder les   fractures qui séparent les citoyens vivant sur le même territoire géographique.   Mais il en faudrait plus. Le même effort conscient doit être fait, au-delà des   membres de la société civile, par les milieux politiques, les historiens et les   dirigeants religieux. De tels exemples pourraient empêcher une polarisation   identique de se répéter ailleurs dans le monde - surtout à l'époque où notre   société planétaire et technologiquement interconnectée nous permet de nous   inspirer des exemples venus d'ailleurs. <br /> <br />* Saher A. Ashary, en   deuxième année à l'Université Américaine de Sharjah, prépare un diplôme en   relations internationales. Meryem Maaroufi, en deuxième année également à   l'Université Al Akhawayn d'Ifrane, étudie les relations internationales. 
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   <link>http://www.emarrakech.info/Comment-se-faire-sa-place-en-terre-etrangere_a15781.html</link>
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   <title>Mahmoud Darwich : un peuple et un poète</title>
   <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 03:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ibtisam Barakat  - CGNEWS - eMarrakech .info</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CULTURES]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Ibtisam Barakat : Columbia (Missouri) – L'après-midi du 9 août, je m'apprêtais à faire un exposé sur les oliviers en Palestine devant une assemblée d'écrivains et de penseurs au Keystone College en Pennsylvanie. Pour le titre de l'exposé, j'avais scindé le mot "olive" en deux pour le transformer en "O'Live"! Mais la mort s'est moquée de moi.     <div>
      Peu avant de quitter ma chambre, le téléphone sonna. C'était mon   ami, le musicien Saed Muhssin, qui m'appelait de San Francisco. Sa voix était   profonde comme une vallée, s'éclaircissant à peine pour parler : "As-tu appris   la nouvelle?" me demanda-t-il. "C'est terrible", me prévint-il. "Mahmoud Darwich   vient de mourir". <br /> <br />Mon esprit pleurait. Mon coeur saignait en pensant aux   pertes inconsolables de tant de Palestiniens que chaque nouvelle disparition   ravivait &#8211; disparitions que Darwich s'est appliqué à évoquer dans ses poèmes.   "Je suis de là. J'ai beaucoup de souvenirs", écrivait Darwich. Des souvenirs   qu'il a évoqués dans pas moins de 30 recueils de poésie et de prose, lesquels   ont été traduits dans au moins 20 langues.  <br /> <br />Il est né en 1941 et a publié   son premier recueil de poésie avant d'avoir 20 ans. Pendant près de quarante   ans, les poètes palestiniens et arabes se sont inspirés de lui, se sont référés   à lui, l'ont imité, ont discuté sa poésie.  <br /> <br />Saed et moi appartenons à   Generation M, une identité que nous avons inventée il y a plusieurs années. J'ai   grandi en Cisjordanie sous l'occupation israélienne; Saed, lui, était citoyen   israélien. Nous sommes tous deux Palestiniens mais nous avons eu des vies   complètement différentes. Pourtant, nous avons partagé la même privation, la   même soif de liberté et le même désir d'un monde meilleur. Nous avons étanché   notre soif avec la poésie de Mahmoud Darwich et nous nous sommes appelés   Generation M. <br /> <br />En l'absence d'un chez soi, Darwich fit de la langue une   vaste tente &#8211; pour nous mais aussi pour tous ceux qui en réclamaient un. Il fit   du désir ardent un lieu de réunion. Ceux qui étaient en exil pouvaient   rencontrer nos mères à travers sa mère &#8211; qu'il n'avait pas vue depuis de   nombreuses années &#8211; lorsqu'il pleurait :  <br /> <br /><i>Je me languis du pain de ma   mère <br />du café de ma mère  <br />des caresses de ma mère... </i>. <br /> <br />Il   employa le mot arabe <i>ahennu</i> pour š"se languir", ce qui signifie un désir   ardent plein de tendresse. C'est un mot qui suscite immédiatement une multitude   de sentiments mêlés d'une pointe d'impatience désespérée.  <br /> <br />En 1982, il   écrivit "lasta wahdaka" &#8211; vous n'êtes pas seuls, pour Yasser Arafat lorsque les   Palestiniens furent chassés de Beyrouth. Darwich le destinait aussi à la terre   entière, à tous ceux qui ont été contraints à l'exil pour la <i>énième </i>fois.    <br /> <br />Et sa question : "Où les oiseaux devraient-ils voler après le dernier   ciel? " m'a amené à inventer un nombre infini de nouveaux cieux, empilés comme   des matelas pour les réfugiés du monde entier.  <br /> <br />En arabe, Darwich   signifie homme pur, spirituel, itinérant, ce que, précisément, il fut pour nous.   Il s'est déplacé au milieu des cieux et par-delà des frontières &#8211; entre la   Palestine, Israël, la Russie, la France, la Jordanie, le Liban, l'Egypte et bien   d'autres pays. Où qu'il fût, les mots dans ses mains étaient comme une lampe   magique qui libère le génie de la langue arabe. Il connaissait le coeur des   Palestiniens. Il savait qu'ils n'avaient qu'un seul souhait pour le génie, une   requête pleine de désir de leur langue &#8211; "patrie." <br /> <br />Ainsi qu'il l'a   exprimé dans sa langue et sa poésie, Darwich avait pour rêve et pour passion   d'obtenir justice. Il participa à la rédaction du célèbre discours prononcé par   Arafat devant l'Assemblée générale des Nations unies en 1974 dans lequel le chef   de l'OLP implora le monde en répétant par trois fois "La tusqeto al-ghusna   al-akhdar min yadee" &#8211; ne laissez pas tomber le rameau (d'olivier) de ma   main. <br /> <br />En 1988, Darwich a rédigé la déclaration d'indépendance de la   Palestine dans laquelle il avançait que la paix était possible avec la solution   à deux Etats &#8211; l'un palestinien, l'autre juif. Il écrivit que la paix était   possible "sur la terre de l'amour et de la paix". <br /> <br />Inspiré par le rêve de   la réconciliation, il insista sur le fait que les droits de l'homme, l'égalité,   la démocratie, la représentation, la responsabilité sociale, et le respect total   pour tous notamment des femmes et des personnes de religions différentes   réussirait à la société palestinienne.  <br /> <br />Lors d'une des dernières   apparitions de Darwich, en juillet 2008, le public de Ramallah lui réserva un   vibrant accueil, comme s'il se doutait qu'il ne le reverrait plus. Les   spectateurs se tinrent debout tels les épicéas odorants qu'il a souvent plantés   dans ses poèmes. "Pensez aux autres" leur dit-il. <br /> <br />Lorsque vous préparez   votre petit déjeuner, pensez aux autres. N'oubliez pas de donner à manger aux   pigeons. Lorsque vous faites la guerre, pensez aux autres. N'oubliez pas ceux   qui veulent la paix. Lorsque vous réglez votre facture d'eau, pensez aux autres.   N'oubliez pas ceux qui n'ont que les nuages pour se désaltérer. Lorsque vous   rentrez chez vous, dans votre maison, pensez aux autres. N'oubliez pas ceux qui   vivent sous des tentes. Lorsque vous dormez et comptez les planètes, pensez aux   autres. Il y a des personnes qui ne savent pas où dormir. Lorsque vous vous   libérez à l'aide de métaphores, pensez aux autres, à ceux qui ont perdu le droit   de s'exprimer. Et lorsque vous pensez aux autres qui sont loin, pensez à vous et   dites-vous "j'aimerais être une bougie dans l'obscurité." <br /> <br />Parlant   ouvertement de la mort, il avoua au quotidien arabe <i>Al-Hayat</i>: "Je n'ai   plus peur de la mort. J'en ai longtemps eu peur mais maintenant je ne crains que   la mort de mon aptitude à écrire et de mon aptitude à goûter la   vie." <br /> <br />Poursuivant la lutte avec son art, il écrivit, "J'ai cru que la   poésie pouvait tout changer; qu'elle pouvait changer l'histoire et qu'elle   pouvait humaniser... Maintenant, je crois que la poésie ne change que le   poète." <br /> <br />Cher Mahmoud Darwich, ta poésie m'a changée.  <br /> <br />*Ibtisam Barakat (www.ibtisambarakat.com) est l'auteur de <i>Tasting the   sky: a Palestinian Childhood</i> (Farrar, Straus et Giroux, 2007) et la   fondatrice de Write Your Life seminars visant à encourager les personnes à   trouver leur voie. <br />
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   <link>http://www.emarrakech.info/Mahmoud-Darwich-un-peuple-et-un-poete_a15780.html</link>
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   <title>Bangladesh: comment résorber la fracture linguistique à l'école primaire</title>
   <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 03:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Tuli Dewan - CGNEWS - eMarrakech .info</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CHRONIQUE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Tuli Dewan: Chittagong (Bangladesh) – Pour que les fruits du développement parviennent également à toutes les couches de la société, il est essentiel de faire participer les minorités à cet effort. Cependant, la participation des minorités à l’effort national de développement n’est pas la règle au Bangladesh. De larges segments de la société y sont privés de tout outil de participation. C’est une lacune que les ONG locales tentent de combler.     <div>
      Pays à forte   prédominance islamique, le Bangladesh est le quatrième pays musulman en   importance mondiale. Les autres groupes religieux, linguistiques et culturels -   bouddhistes, hindous, chrétiens et animistes - représentent 10 % de la   population. Le pays est organisé en démocratie parlementaire, ce qui correspond   à son caractère pluraliste et à sa diversité religieuse. L'islam est devenu   religion d'Etat en 1988, le gouvernement actuel appliquant l'état d'urgence   depuis janvier 2007. Contrairement à une idée largement répandue, la population   n'est pas vraiment homogène et la plupart des minorités ethniques se trouvent   prises au piège du sous-développement social. <br /> <br />L'éducation y est certes   reconnue comme un droit universel et fondamental. Pourtant, les élèves indigènes   de la région de Chittagong Hill Tract (CHT) n'ont pas accès à un enseignement de   qualité. L'insuffisance des moyens se traduit par un fort taux de déshérence,   près de 20 % des abandons scolaires étant attribués à des obstacles   linguistiques. Il se crée ainsi un environnement où la population est mise à   l'écart de l'effort de développement et privée des outils qui lui permettraient   d'y participer. <br /> <br />Le CHT, à l'extrême sud-est du Bangladesh, est une région   de 13.000 km2, où cohabitent onze minorités ethniques qui se distinguent de la   population des plaines avoisinantes, non seulement au plan de leur contexte   géographique, mais aussi par des facteurs ethniques, socio-économiques,   linguistiques, culturels et religieux, ainsi que par leur mode de vie, leurs   coutumes et leurs traditions.  <br /> <br />Les Chakma sont l'ethnie indigène la plus   importante. Le chakma est la langue la plus parlée, suivie du marma, qui prévaut   dans le sud, aux côtés d'autres langues locales. Le problème, c'est que la   langue de l'enseignement primaire est le bengali, la langue nationale   officielle. En raison de cet obstacle, les enfants peinent à suivre leurs   manuels et les cours. L'ennui s'installe et ils perdent rapidement tout intérêt   pour l'école. <br /> <br />Ces difficultés rencontrées dès le primaire se répercutent   naturellement aux niveaux suivants. Les difficultés de compréhension dès le   départ ont pour résultat un apprentissage insuffisant. En effet, dispensé dans   la langue maternelle de l'enfant, l'enseignement débloque, chez l'enfant,   l'intuition, la réflexion et l'imagination. <br /> <br />A sa 40e session, en 1957,   l'Organisation Internationale du Travail adoptait le convention n° 107, dont   l'article 23.1 stipule qu'un enseignement dans leur langue maternelle sera donné   aux enfants appartenant aux populations aborigènes. Mais le gouvernement ne fait   pas grand'chose pour mettre en oeuvre cette disposition. L'article 33 de   l'Accord CHT conclu entre le gouvernement et le Parbartty Chttagram Jana   Sanghati Samity (PCJSS), parti politique régional qui est le fer de lance du   mouvement pour les droits des aborigènes, prévoit également que l'enseignement   primaire doit être dispensé dans la langue des enfants. L'article 17 de la   Constitution prescrit que tous les enfants doivent bénéficier d'un enseignement   correspondant aux besoins de la société, indiquant ainsi qu'aucun obstacle   juridique ne s'oppose à ce que les langues régionales soient utilisées à   l'école.  <br /> <br />En l'absence de tout soutien officiel, plusieurs ONG ont pris   l'initiative de créer quelques écoles, insérées ou non dans le réseau communal,   pour dispenser aux enfants chakma, marma et tripura un enseignement dans leurs   langues respectives. <br /> <br />Ce travail n'est pas facile. Pour réussir,   l'initiative a besoin du soutien du gouvernement central et d'une assistance   internationale. Si elle réussit, elle pourrait être un modèle à l'intention   d'autres pays où la diversité linguistique compromet l'accès au développement de   société pluriethniques et pluriculturelles. <br /> <br />* Tuli Dewan   dirige les programmes de Green Hill (www.greenhill-cht.org), organisation non   gouvernementale de la région de Chittagong Hill Tract au Bangladesh.  <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.emarrakech.info/Bangladesh-comment-resorber-la-fracture-linguistique-a-l-ecole-primaire_a15779.html</link>
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   <title>Israël : le dur travail de la paix</title>
   <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 01:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Deanna Armbruste - cgnews - eMarrakech .info</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CHRONIQUE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Deanna Armbruster : Oasis de la Paix (Israël) – Il y a, en Israël, un village où les Arabes et les juifs vivent en voisins. De part et d’autre, on s’efforce de créer une société juste qui pourrait servir de modèle pour la paix dans la région.      <div>
      Quel est son nom?   Oasis de la Paix. Oui, ça fait penser à une utopie, à quelque chose de magique,   d'idéaliste, mais les gens qui y vivent se retrouvent tous les jours confrontés   au plus profond d'eux-mêmes aux réalités d'un conflit violent et douloureux.   Comme tout ce qui vaut la peine, la paix aussi doit se mériter.   <br />  <br />Certains   craignent que ce petit village à lui tout seul ne menace les 5,4 millions de   juifs qui vivent en Israël et les 5,1 millions de Palestiniens et d'Arabes en   Israël et en Palestine. Mais c'est impossible. Seul un couple, qui vit là depuis   plus de 25 ans, est mixte. Les autres familles non mixtes, sont juives,   musulmanes, et chrétiennes; elles partagent des convictions très puissantes sur   leurs propres identités, mais elles font un effort volontariste, depuis tantôt   trente ans et plus, pour vivre côte à côte et ainsi marquer la société de leur   empreinte.   <br />  <br />Neve Shalom, comme on l'appelle en hébreu, ou Wahat al-Salam,   en arabe, a beaucoup à nous apprendre sur les relations interconfessionnelles.     <br />  <br />A l'école primaire judéo-arabe, les enfants étudient le catéchisme des   autres avec une curiosité toute naturelle. Les élèves rompent ensemble le jeûne   de ramadan, partagent une <i>succah</i> pour la fête de Sukkot et échangent de   menus cadeaux à Noël. Et le dialogue commence, sans jamais s'arrêter, au Centre   spirituel pluraliste, où le débat transcende la religion, sachant que ce conflit   n'est pas celui qui opposerait la Torah, le Coran et la Bible.   <br />  <br />Les   difficultés commencent à partir du moment où les éléments réels du conflit sont   posés sur la table.   <br />  <br />Le conflit israélo-palestinien est un affrontement   entre deux entités nationales autour du problème de la terre, des ressources, de   la sécurité, de la liberté, de l'égalité, du pouvoir, de l'identité, et de la   justice. Pour être productif, le dialogue doit aussi aborder ces questions-là,   au-delà des aspects inter et intra religieux.   <br />  <br />Donc, pour espérer trouver   une solution au conflit israélo-palestinien, il faut prendre du recul.   L'objectif ultime devrait être de créer un climat de stabilité entre les   Israéliens et les Palestiniens qui leur permettrait de vivre côte à côte dans la   sécurité et la liberté dans un esprit de coopération et de respect. Cela veut   dire : construire ensemble sur un espace commun, partager l'histoire, faire   sienne la douleur et la souffrance de l'autre. Israéliens et Palestiniens,   juifs, musulmans, chrétiens, tous doivent avoir la volonté de reconnaître   l'autre. La volonté de reconnaître en l'ennemi notre égal en humanité. Plus   facile à dire qu'à faire  <br />  <br />La solution du conflit israélo-palestinien est   la seule clef qui permettra de déverrouiller le dialogue entre le monde arabe et   l'Occident. En l'absence de ce catalyseur, le dialogue se fera attendre. Or seul   le dialogue offre une fenêtre d'ouverture pour faire avancer la compréhension et   trouver des solutions; aucune solution n'est possible sans discussion préalable.     <br />  <br />L'Occident doit apprendre à mieux connaître l'islam, non parce que c'est   la religion de "nos ennemis", mais parce que, comme chez les enfants de Neve   Shalom/Wahat al-Salam, c'est la religion de nos voisins.   <br />  <br />Oasis de la   Paix nous montre l'exemple : cessons de considérons les Arabes comme des gens   qui nous inspirent la peur. Oui, nous peignons l'autre de couleurs terrifiantes   pour voir en lui l'ennemi, mais nous pourrions aussi nous interroger, casser les   reins aux préjugés, revoir nos certitudes, éveiller nos consciences. Au-delà,   c'est l'Occident qui doit tout apprendre sur les conflits économiques,   politiques, sociaux, et culturels qui plombent la région.   <br />  <br />Où se situe le   clivage entre l'Orient et l'Occident ? Pas seulement au niveau des religions,   mais aussi de la dynamique politique, la course aux ressources, de l'égoïsme, de   l'indépendance, du rapport des forces. Quand nous aurons compris cela, nous   verrons que les rapprochements sont possibles.   <br />  <br />Sur la liste des   candidats à l'Oasis de la Paix, 500 familles sont en attente. Cet automne, 15 de   ces familles donneront le premier coup de bêche sur leur lopin de terre et   poseront la première pierre de leur nouvelle maison, de leur nouvel avenir. Sans   peut-être pleinement mesurer les difficultés qui les attendent, ils sont   porteurs de toute la bonne volonté du monde.   <br />  <br />Aux yeux du monde, ils   offrent un rayon de lumière.   <br />  <br />Les résidents de ce petit village nous   montrent, à la force du poignet, que la paix est à portée de main de tous ceux   qui la désirent et qui sont prêts, pour la trouver, à sacrifier leurs préjugés   d'antan afin que tous puissent la partager.   <br />  <br />Puisqu'ils nous donnent cet   exemple, c'est à nous qu'incombera bientôt la responsabilité de le suivre.     <br />  <br />* Deanna Armbruster est directrice exécutive de l'association   American Friends of Neve Shalom/Wahat al-Salam et auteur de <i>Tears in the Holy   Land: Voices from Israel and Palestine</i>.   <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.emarrakech.info/Israel-le-dur-travail-de-la-paix_a15778.html</link>
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   <title>Aux seuils secrets de Marrakech</title>
   <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 01:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maati kabbal</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[EDITION]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Maati Kabbal : Une ville, deux poèmes, ou plutôt une seule qasida ( dans le sens du Malhoun),   mais de multiples résonnances surgies,  tantôt des fonds secrets, tantôt des surfaces visibles d’une ville qu’il faudrait aborder d’abord de seuil en seuil, avant d’en pénétrer les secrets fondateurs.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/720989-864941.jpg" alt="Aux seuils secrets de Marrakech" title="Aux seuils secrets de Marrakech" />
     </div>
     <div>
      Dans Marrakech : secrets affichés ( éditions Marsam), deux poètes natifs de la ville, Yassin Adnan et Saad Sarhan, s'exercent avec jubilation au poème archéologique : déterrer, interpréter le palimpseste de la ville. Rythmes, sons, poussières, échos, tracés etc..se révèlent sous leurs gestes poétiques comme autant d'éternités exquises. « Marrakech n'est pas une ville. Elle s'apparente plutôt à une apoplexie qui aurait frappé le cerveau de la géographie. Son unique souci : taper sur les nerfs, par définition tendus, de l'Histoire. Parmi ses ruelles, s'affole la boussole et divague son aiguille... ».&nbsp; dit le poème.    <br />   <br />Plus loin, « Marrakech, lettre initiale dont des langues affûtées firent un alphabet, puis un texte par nul auteur revendiqué ».&nbsp; Dans sa préface lumineuse, Juan Goytidolo, la mémoire vive de la ville, écrit « &#8230;la vie de la ville devient à travers Yassin Adnan et Saad Sarhan, une sorte d'exercice collectif d'écriture, un espace en mouvement peuplé de voix et de bruits, un règne de l'improbable où l'on peut trouver tout autant de vrai que de faux.. ».&nbsp;    <br />   <br />Texte à quatre mains et à deux langues ( arabe-français), Marrakech : secrets affichés est une invite à franchir les seuils, à pousser les portes vers les intérieurs où se conte l'histoire faite poème, éclat et jouissance.&nbsp; &nbsp;   <br />   <br />Saad Sarhan- Yassin Adnan, Marrakech : secrets affichés ( éditions Marsam), préface de Juan Goytisolo. 82 pages. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>http://www.emarrakech.info/photo/imagette-720989-864941.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.emarrakech.info/Aux-seuils-secrets-de-Marrakech_a15777.html</link>
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   <title>Les 'mikhali', chevilles ouvrières du recyclage</title>
   <pubDate>Mon, 25 Aug 2008 22:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jalal Makhfi - TelQuel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SOCIETE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Aujourd'hui, rares sont les entreprises de collecte des déchets à investir au Maroc. Une aubaine pour certaines personnes dans le besoin, qui se lancent dans une carrière de chiffonnier indépendant.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/720988-864940.jpg" alt="Les 'mikhali', chevilles ouvrières du recyclage" title="Les 'mikhali', chevilles ouvrières du recyclage" />
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      Il vous arrive souvent, le matin, en vous rendant sur votre lieu de travail, de pester contre le spectacle de poubelles renversées et de trottoirs jonchés d'ordures. Sans vous douter que derrière cette scène se cache un véritable système de survie économique auquel participent des dizaines, voire des centaines de personnes. Des gens qui ont choisi pour métier de fouiller les poubelles à la recherche du moindre objet vendable, et qui sont le premier maillon d'une chaîne de recyclage à la marocaine. Depuis quelques années, Abdou et Mustapha exercent le métier de chiffonnier, mikhali dans le langage courant. Le premier, âgé d'une vingtaine d'années et vivant à Aïn Aouda, commence ses journées à l'aube. Direction le quartier Hassan, à Rabat. L'expérience aidant, il connaît désormais par c&#339;ur les ruelles où se trouvent les poubelles les mieux garnies.  <br />  <br />"Chacun a son propre territoire, qu'il doit défendre", nous explique Abdou. "Avec un gain de 60 à 70 dirhams [de 5 à 6 euros] par jour, on ne peut pas se permettre de le partager !" Du coup, il n'est pas rare que de violentes disputes éclatent entre chiffonniers rivaux. "Certains vont jusqu'à verser un petit bakchich aux policiers pour qu'ils les laissent travailler en paix", ajoute Abdou.  <br />  <br />Son compère Mustapha, 24 ans, a quant à lui choisi le quartier huppé de Hay Ryad, à Rabat, comme zone de prospection. "C'est bien évidemment dans les quartiers riches qu'on déniche les meilleures affaires. Vous seriez étonnés de savoir ce que ces gens-là osent jeter", s'exclame-t-il.  <br />  <br />Une fois leur tournée bouclée, les deux hommes se dirigent vers le "marché" : la décharge d'Akreuch, proche de Rabat. C'est là qu'ils procèdent au tri du butin de la journée, séparant le plastique du verre et des objets métalliques&#8230; "Le cuivre, le fer et l'aluminium sont les plus recherchés par les acheteurs. Le verre et le carton trouvent également preneur, mais ça rapporte moins", précise Abdou. Les acheteurs sont des grossistes de la récupération, souvent issus des bidonvilles voisins. "La plupart des marchandises partent vers des usines de Casablanca, qui procèdent à leur recyclage", explique un grossiste. "Il n'y a que les canettes qui partent à l'étranger, parce qu'il n'y a pas d'usine de recyclage de l'aluminium au Maroc."  <br />  <br />Pendant que notre revendeur négocie le prix d'un sac, des jeunes accourent vers le monticule d'ordures déchargé par un camion-poubelle. Parmi eux, Saïd, 18 ans. Habitant du bidonville voisin, il connaît cette déchetterie depuis son plus jeune âge. Faisant tourner dans sa main un crochet, son outil de prospection, il dit n'avoir aucune honte de son métier. "Je veux vivre à la sueur de mon front. Je ne veux ni voler, ni agresser les gens. Certes, je gagne peu, mais c'est à moi." Envers et contre tout, Saïd continue à s'accrocher aux études. Il est élève dans un collège public. Une fois ses heures de travail bouclées, il prendra une douche, se changera et ira à Rabat, où il s'installera à la terrasse d'un café. Comme n'importe quel jeune de son âge. Ou presque.   <br />
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   <link>http://www.emarrakech.info/Les-mikhali-,-chevilles-ouvrieres-du-recyclage_a15776.html</link>
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   <title>Soko.ma</title>
   <pubDate>Sun, 24 Aug 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Communiqué de presse</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[INTERNET]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Un nouveau né vient de faire son apparition sur la toile marocaine : SOKO.ma est un site marocain dédié exclusivement aux annonces classées par catégories et par villes au Maroc.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/720609-864562.jpg" alt="Soko.ma" title="Soko.ma" />
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     <div>
      <a class="link" href="http://www.SOKO.ma" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Le site</a> est un réseau des communautés urbaines  centralisées en ligne pour un affichage local des annonces classées par catégorie.    <br />   <br />Il a été lancé en Novembre 2007 aux Etats-Unis par des étudiants marocains.Ils sont actuellement disponibles dans plus de 18 villes du Maroc.     <br />   <br />Il permet à toute personne de publier ou trouver des annonces gratuitement en naviguant à travers les catégories, classées par rubriques (Immobilier, Achat-Vente, Emploi, Services, Rencontres&#8230;) et par zone géographique.    <br />   <br />Il offre également d'autres fonctionnalités exclusives telles que des forums de discussions et des événements communautaires.         <br />   <br />Cette plateforme permet aux annonceurs de publier leurs annonces, et sans inscription.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>http://www.emarrakech.info/photo/imagette-720609-864562.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.emarrakech.info/Soko-ma_a15774.html</link>
  </item>
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   <title>S.M. le Roi annonce un dispositif de mesures dans l'enseignement, l'agriculture et la consolidation du pouvoir d'achat des citoyens</title>
   <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 12:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MAP</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le Souverain annonce une vaste opération de distribution de fournitures et de manuels scolaires en faveur de 1 million d'enfants nécessiteux     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/719597-863550.jpg" alt="S.M. le Roi annonce un dispositif de mesures dans l'enseignement, l'agriculture et la consolidation du pouvoir d'achat des citoyens" title="S.M. le Roi annonce un dispositif de mesures dans l'enseignement, l'agriculture et la consolidation du pouvoir d'achat des citoyens" />
     </div>
     <div>
      Sa Majesté le Roi Mohammed VI a annoncé le lancement d'une opération  nationale consistant à doter un million d'enfants nécessiteux de  manuels et de fournitures scolaires, dans le but de "venir en aide aux  familles démunies pour leur permettre de faire face aux frais de la  prochaine rentrée scolaire".   <br />Cette opération vise "à donner une  forte impulsion à la généralisation de l'enseignement fondamental et à  l'affirmation de son caractère obligatoire, de sorte à garantir  l'égalité des chances en matière d'enseignement et à lutter contre le  phénomène de décrochage scolaire", a affirmé le Souverain dans un  discours adressé, mercredi, à la nation à l'occasion du 55e  anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple.   <br /><center>    <h3>Le Texte Intégral Du Discours Royal</h3></center>  Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé, mercredi soir, un discours à  la nation à l'occasion du 55e anniversaire de la Révolution du Roi et  du peuple.  <br />En voici le texte :  <br />"Louange à Dieu,  <br />Prière et Salut sur le Prophète,  <br />Sa famille et Ses compagnons,  <br />Cher peuple,  <br />Nous  célébrons aujourd'hui le cinquante-cinquième anniversaire de la  glorieuse Révolution du Roi et du peuple, qui constitue une épopée  dédiée à l'indépendance de la patrie.  <br />Cette révolution incarnait un  exemple hors pair de la symbiose régnant entre un Roi et son peuple,  indéfectiblement attachés l'un à l'autre et solidement unis dans le  combat commun pour l'indépendance et la dignité.  <br />Dans cette marche  épique, le point d'orgue fut atteint lorsque notre vénéré grand-père,  feu Sa Majesté le Roi Mohammed V, préféra les affres de l'exil et de  l'éloignement du Trône, en marquant, au nom de principes immuables, son  refus catégorique de céder sur la souveraineté de la nation, ou de se  prêter à un quelconque marchandage à cet égard.  <br />Les sacrifices  consentis par le Roi pour la liberté et la dignité de la nation  n'avaient d'égal que l'abnégation du peuple marocain - et au premier  chef les masses populaires - pour lequel aucun sacrifice n'était trop  cher payé pour son Roi légitime. Leur combat héroïque fut couronné, à  terme, par le retour triomphal à son Trône du Sultan qui incarnait  l'unité et la souveraineté nationale, et par le recouvrement de  l'indépendance du Maroc.  <br />Pour grandiose que fût cet événement  historique, notre auguste grand-père n'y a vu, en définitive, que  l'aboutissement de ce qui s'apparentait, pour lui, à un petit Djihad,  c'est-à-dire le combat mené à l'époque pour en finir avec le  protectorat, en prélude au grand Djihad, voué, lui, à l'édification du  Maroc moderne.  <br />Et c'est à la concrétisation de ce grand dessein que  s'est attelé, avec résolution et abnégation, son compagnon de lutte,  notre vénéré père, Sa Majesté le Roi Hassan II - que Dieu sanctifie son  âme - qui avait à c&#339;ur de bâtir une nation unifiée, dotée  d'institutions constitutionnelles, jouissant d'un essor économique et  social constant et d'une aura internationale reconnue.  <br />Depuis que  nous avons pris en charge la conduite de ta destinée, nous t'avons  promis de faire de l'épopée du 20 Août une révolution renouvelée du Roi  et du peuple pour concrétiser l'ambition qui nous anime de faire  accéder l'ensemble des Marocains à tous les attributs de la citoyenneté  pleine et entière et de la vie dans la dignité.  <br />Dans la poursuite de  cette quête, nous nous appuyons sur la parfaite symbiose qui règne  entre le Trône et le peuple, en gardant constamment à l'esprit les  valeurs de sacrifice et de solidarité, dont cette révolution est  porteuse.  <br />Il y a donc, pour nos jeunes générations, une nécessité  impérieuse de s'imprégner davantage de ces valeurs et de mobiliser la  volonté, les potentialités et les ambitions qui les habitent, pour  s'investir résolument dans l'action menée en vue de relever les défis  internes et externes qui interpellent le Maroc d'aujourd'hui et de  demain.  <br />Cher peuple,  <br />Le discours que nous t'adressons cette année  intervient dans une conjoncture sans précédent dans l'histoire de  l'économie mondiale. Il coïncide aussi avec une période marquée par les  charges supplémentaires que doivent supporter les familles démunies en  raison des dépenses induites par le mois béni du Ramadan et la rentrée  scolaire. L'une et l'autre contraintes ne manquent évidemment pas de  grever le pouvoir d'achat des citoyens.  <br />Voilà pourquoi nous avons  jugé que ce discours est l'occasion idoine pour réaffirmer Notre  volonté d'alléger les fardeaux qui pèsent sur les épaules des  catégories les plus nécessiteuses. Cette action doit s'inscrire dans  une démarche solidaire, axée sur la consolidation de la dimension  sociale des réformes profondes en cours dans plusieurs secteurs clés  qui touchent directement le quotidien des citoyens, et ce en  application des orientations contenues dans le dernier discours du  Trône.  <br />"L'enseignement vient en tête des secteurs devant faire  l'objet de ces réformes auxquelles Nous attachons la plus haute  importance.  <br />A cet égard, il nous a paru judicieux de procéder au  lancement d'une opération nationale visant à donner une forte impulsion  à la généralisation de l'enseignement fondamental et à l'affirmation de  son caractère obligatoire, de sorte à garantir l'égalité des chances en  matière d'enseignement et à lutter contre le phénomène de décrochage  scolaire.  <br />Cette opération consistera à doter un million d'enfants nécessiteux de manuels et de fournitures scolaires.  <br />Par  cet octroi, Nous entendons venir en aide aux familles démunies pour  leur permettre de faire face aux frais de la prochaine rentrée scolaire.  <br />Cette  opération sera financée, pour l'essentiel, à partir des crédits alloués  à l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), ainsi que  des contributions apportées par les autorités et les institutions  concernées, les collectivités locales, les instances et les  associations crédibles.  <br />A travers cette démarche, nous concrétisons  notre ferme volonté de veiller à la bonne mise en &#339;uvre du programme  d'urgence relatif à la réforme du système d'éducation.  <br />A cet égard,  Nous engageons le gouvernement à mettre au point un plan rigoureux de  logement au profit des femmes et des hommes de l'enseignement, exerçant  en milieu rural, et à se prévaloir des différentes formules  partenariales et contractuelles disponibles pour en assurer la  réalisation.  <br />Notre v&#339;u est d'assurer de bonnes conditions de travail  et de stabilité à la famille de l'enseignement travaillant à la  campagne, notamment dans les zones reculées, et de l'inciter ainsi à  s'acquitter au mieux de la mission pédagogique qui lui incombe.  <br />Avec  la même détermination, Nous veillons à la mise en &#339;uvre optimale de la  réforme et de la modernisation de l'agriculture, ainsi que la mise à  niveau de ce secteur pour qu'il puisse répondre aux exigences de  productivité et de compétitivité.  <br />Cet objectif requiert d'assurer  une visibilité globale à même de favoriser la réalisation des  investissements rentables dans ce secteur vital.  <br />A cet effet, nous  donnons nos instructions à notre gouvernement pour qu'il prenne les  mesures nécessaires en vue de la prorogation, jusqu'à fin 2013, du  régime fiscal agricole en vigueur actuellement.  <br />Dans cette  perspective, nous sommes déterminé à mettre en place un régime d'impôts  en matière agricole, fondé sur les principes de justice fiscale et de  solidarité sociale, ainsi que sur la nécessaire préservation de la  compétitivité des activités agricoles. Tout ceci doit s'inscrire dans  le cadre de la cohérence globale du système fiscal national.  <br />Aussi,  engageons-nous l'Exécutif à mettre au point, pour le secteur agricole,  une ébauche cohérente d'un système fiscal approprié et progressif.  <br />Le nouveau régime fiscal envisagé devrait être adopté et mis en application à compter de la loi de finances 2014.  <br />Par  ailleurs, le nouveau régime d'impôts adapté au monde agricole devrait  prendre en considération la précarité sociale des petits agriculteurs,  et refléter le devoir de solidarité à leur égard, en continuant à  subventionner les cultures traditionnelles vivrières à faible rendement.  <br />Afin  de compléter l'éventail des outils de soutien social, nous exhortons le  gouvernement à mettre en &#339;uvre les mécanismes législatifs et  institutionnels nécessaires pour renforcer le pouvoir d'achat des  citoyens, contrôler les prix et combattre la corruption.  <br />A cet effet, nous appelons l'Exécutif et le Législatif à diligenter l'adoption du Code de protection du consommateur.  <br />Parallèlement,  il importe de veiller à l'application stricte de la loi sur la liberté  des prix et de la concurrence - notamment en mettant en marche le  Conseil de la concurrence - et ce pour garantir une bonne gouvernance  économique.  <br />Dans le cadre de la moralisation de la vie publique, il  faudrait procéder à l'installation de l'Instance centrale pour la  prévention de la corruption.  <br />Certes, le citoyen peut parfaitement  comprendre que le renchérissement du coût de la vie soit lié à la  hausse des prix sur le marché mondial. Mais ce qu'il ne saurait  admettre, c'est d'être livré en pâture à la rapacité des spéculateurs  et des réseaux d'intermédiaires.  <br />De même, le citoyen ne devrait, en  aucune manière, faire les frais des éventuels manquements des autorités  qui ne s'acquitteraient pas pleinement du devoir qui leur incombe en  matière de régulation, de contrôle et de répression.  <br />Il va sans dire, en effet, qu'un marché libre ne doit aucunement être synonyme d'anarchie, encore moins de pillage.  <br />Il  appartient, donc, à chacun de faire preuve de vigilance et de fermeté,  de se prévaloir de la force de la loi et de l'autorité d'une justice  indépendante et d'user des mécanismes de contrôle et de reddition de  comptes, pour mettre un terme à l'impunité et sévir contre la magouille  et la fraude.  <br />Cela devient plus impératif dès lors qu'il s'agit des  moyens de subsistance du peuple, ou des spéculations sur les prix, ou  encore de tirer profit de l'économie de rente et des privilèges issus  de pratiques clientélistes. Cela s'impose encore plus face à la  prévarication, la concussion, la corruption, l'abus de pouvoir et la  fraude fiscale.  <br />Cher peuple,  <br />Quelle qu'en soit l'efficacité, la  gestion des contraintes conjoncturelles ne saurait se substituer à la  nécessité de multiplier les efforts pour mettre en &#339;uvre les politiques  publiques, les initiatives privées et les actions associatives que  requiert l'amélioration des conditions sociales des citoyens.  <br />Nos  grandes orientations et nos programmes en matière de développement  exigent la mobilisation de tous, de sorte que chacun puisse s'investir  pleinement dans la conception et la réalisation de programmes novateurs  visant à améliorer le vécu quotidien du citoyen, et à créer des  richesses génératrices d'emplois pour nos jeunes.  <br />Ils interpellent  aussi toutes les forces productives de notre pays, avec au premier  chef, le secteur bancaire. Concernant ce dernier, il faut désormais  mettre en place des mécanismes de pointe qui l'inciteraient à marquer  de façon plus efficiente son adhésion à l'effort national de  développement économique et social.  <br />Notre préoccupation de toujours  est d'assurer la mise à niveau de notre jeunesse ambitieuse et  prometteuse, pour lui permettre de contribuer, sous notre ferme  conduite, à la réalisation d'une croissance économique forte et d'un  développement social équilibré, sans exclusion ni marginalisation. Nous  avons, en effet, l'ambition de voir l'ensemble de nos citoyens vivre  librement et dignement, dans le Maroc de l'unité, du progrès, du  développement et de la solidarité.  <br />C'est là le témoignage le plus  éloquent de notre fidélité à la mémoire immaculée des chefs et des  martyrs de la Révolution du 20 Août, avec, à leur tête, Notre Vénéré  Grand-Père et Notre Auguste Père, que Dieu les ait en Sa Sainte  Miséricorde.  <br />Puisse Le Très-Haut guider nos pas et nous aider à  préserver l'esprit ayant animé notre épopée glorieuse : la révolution  du Roi se sacrifiant pour son peuple, et la révolution du peuple par  loyauté envers son Roi.  <br />Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>http://www.emarrakech.info/photo/imagette-719597-863550.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.emarrakech.info/S-M-le-Roi-annonce-un-dispositif-de-mesures-dans-l-enseignement,-l-agriculture-et-la-consolidation-du-pouvoir-d-achat_a15773.html</link>
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   <title>Au nom du père, du fils et de toute la famille Moubarak</title>
   <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 11:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>AFP</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SOCIETE]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Une Egyptienne qui a accouché la semaine passée de septuplés a décidé de donner aux nouveaux-nés des noms de la famille du président Hosni Moubarak, rapporte mercredi la presse.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/719596-863549.jpg" alt="Au nom du père, du fils et de toute la famille Moubarak" title="Au nom du père, du fils et de toute la famille Moubarak" />
     </div>
     <div>
      Ghazala Ibrahim Omar, 27 ans, a choisi de nommer Moubarak, Hosni,  Gamal, Alaa, Suzanne, Khadiga et Jihan respectivement les quatre  garçons et les trois filles qu'elle a mis au monde dans un hopital  d'Alexandrie, dans le nord, selon le quotidien indépendant al-Masri  al-Yom. <br /> <br />Pour les garçons, vient en premier le nom du président,  puis son prénom, ainsi que ceux de son fils cadet et successeur  présumé, Gamal, et de son fils aîné Alaa, un homme d'affaires. <br /> <br />Du  côté des filles, il s'agit du prénom de l'épouse du président, Suzanne,  puis celui de la jeune femme de Gamal, Khadiga, et enfin le prénom de  la veuve du défunt président Anouar Sadate, Jihan. <br /> <br />Le père de  septuplés, Ali al-Barki a expliqué au quotidien que parmi les bédouins,  héritiers des traditions nomade, la coutume veut que les enfants  recoivent deux prénoms, l'un d'usage et l'autre officiel. <br /> <br />Officiellement, les septuplés se dénommeront Mohammed, Karim, Bilal, Yassin, Habiba, Israa et Doaa. <br /> <br />La  naissance des septuplés, six semaines avant terme, avait été saluée  comme un "miracle divin" par le médecin accoucheur, Ahmad Salam, qui a  avait souligné que la mère "n'avait pris aucun fortifiant lors de son  ovulation".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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</description>
   <photo:imgsrc>http://www.emarrakech.info/photo/imagette-719596-863549.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.emarrakech.info/Au-nom-du-pere,-du-fils-et-de-toute-la-famille-Moubarak_a15772.html</link>
  </item>
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   <title>L'Algérie à nouveau visée par un double attentat</title>
   <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alfred de Montesquiou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Alfred de Montesquiou : Le sang n'en finit pas de couler en Algérie. Après une série d'explosions meurtrières et au lendemain de l'attaque suicide qui a fait 43 morts à l'est d'Alger, 12 autres personnes ont été tuées dans deux attentats à la voiture piégée qui ont visé mercredi un hôtel et une caserne militaire à Bouira, au sud-est de la capitale.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/719595-863548.jpg" alt="L'Algérie à nouveau visée par un double attentat" title="L'Algérie à nouveau visée par un double attentat" />
     </div>
     <div>
      Selon l'agence officielle APS, la première déflagration a visé vers  6h du matin (4h GMT) le commandement de l'armée pour la région de  Bouira, blessant quatre soldats. Une minute plus tard, 12 personnes ont  été tuées et 27 autres blessées dans l'explosion d'une bombe près d'un  hôtel du centre-ville.   <br />     <br />  Un responsable de la sécurité à Bouira,  localité située à 90km de la capitale algérienne, a déclaré à  l'Associated Press sous couvert de l'anonymat que presque toutes les  victimes étaient des civils.   <br />     <br />  La plupart des victimes du deuxième  attentat étaient des passagers d'un autocar qui passait devant l'hôtel,  selon APS. Des responsables hospitaliers de Bouira ont précisé que la  majorité travaillaient pour une société de travaux publics qui  travaillaient sur le chantier d'un barrage près de Koudiet-Acerdoun,  rapporte l'agence officielle.   <br />     <br />  La façade de la caserne a été  presque entièrement détruite par la violence de la déflagration, selon  un témoin de ces attentats, Abdellah Debbache, correspondant local du  quotidien algérois "Liberté". Les deux attentats à la voiture piégée  ont été déclenchées à distance.   <br />     <br />  Ce double attentat est survenu au  lendemain de l'une des attaques les plus meurtrières commises ces  dernières années. Au moins 43 personnes ont été tuées et 45 autres  blessées mardi dans un attentat-suicide à la voiture piégée qui a visé  une école de la gendarmerie algérienne près de Boumerdes, à 45km à  l'est d'Alger. Les récentes violences n'ont pas été revendiquées.   <br />     <br />  L'Algérie  a été touchée par six attentats de grande ampleur pour le seul mois  d'août, avec plus de 70 morts, selon la presse algérienne. La plupart  de ces attaques ont été perpétrées dans une région située à l'est  d'Alger et connue sous le nom de "quadrilatère de la mort". La zone  s'étend de la capitale à Boumerdès, Bouira et Tizi-Ouzou.   <br />     <br />  Ce  regain de violence suscite des inquiétudes sur la capacité de l'Algérie  à mettre fin à ces agissements. "Terrorisme: l'Etat impuissant?",  s'interroge ainsi mercredi le quotidien "El Watan". La presse met  notamment en cause la politique de réconciliation nationale adoptée par  référendum en 2005, se demandant si cette initiative n'a pas laissé les  coudées franches aux islamistes.   <br />     <br />  Les attaques ont  particulièrement progressé depuis 2006 et le changement de nom de  l'ex-GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), qui  s'est rebaptisé Al-Qaïda  au Maghreb islamique et a rejoint le réseau d'Oussama ben Laden. Le  mouvement a revendiqué plusieurs attentats perpétrés ces deux dernières  années.   <br />     <br />  La présidence française de l'Union européenne  a condamné mercredi "avec la plus extrême fermeté les auteurs de cette  campagne de violences", selon un communiqué du quai d'Orsay. Elle  "tient à exprimer une nouvelle fois son soutien et sa solidarité au  peuple et au gouvernement algériens dans leur lutte contre le  terrorisme".   <br />     <br />Condamnation identique du chef de la diplomatie  européenne Javier Solana, qui a dénoncé des "actes d'un autre temps".  Il a "réaffirmé (son) soutien aux autorités d'Algérie dans le combat  qu'elles mènent contre ce terrorisme aveugle et sauvage".  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.emarrakech.info/photo/imagette-719595-863548.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.emarrakech.info/L-Algerie-a-nouveau-visee-par-un-double-attentat_a15771.html</link>
  </item>
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   <title>Le Cube aquatique de Pékin</title>
   <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 11:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Linda SHAN </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Linda SHAN  - Le "Cube aquatique" de Pékin, où ont été battus une quarantaine de records du monde, restera un glorieux symbole des jeux Olympiques 2008. Zhao Xiaojun, l'un de ses architectes, en profite déjà.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/719594-863547.jpg" alt="Le Cube aquatique de Pékin" title="Le Cube aquatique de Pékin" />
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      "Les gens me disent que cette piscine est magique", déclare à l'AFP  M. Zhao, Chinois de 41 ans, dans son bureau à Shanghaï, un immeuble de  quatre étages entouré d'une bambouseraie.  <br />    <br />  Sa société, China  Construction Design International, s'est associée avec PTW Architects  (Australie) et Arup (Grande-Bretagne) pour concevoir et construire le  bâtiment des épreuves de natation, unanimement salué par les athlètes  et visiteurs.  <br />    <br />  Depuis le début de la XIXe Olympiade dans la  capitale chinoise, le parallélépipède est admiré et photographié jour  et nuit, avec ses quatre murs aux couleurs changeantes évoquant des  bulles d'eau.  <br />  M. Zhao, habillé d'une veste traditionnelle de  mandarin, verse le thé à ses invités en expliquant que, tout au début  du projet, les architectes australiens avaient suggéré de construire un  édifice en forme de vague.  <br />    <br />  Après des semaines de discussion les partenaires chinois avaient finalement imposé leur idée d'eau calme, sereine, non troublée.  <br />    <br />  "Cela  n'est peut-être pas frappant à première vue, mais au deuxième coup  d'oeil vous ressentez une paix et un sens esthétique profond", dit-il.  <br />    <br />  <br />  Le  Centre aquatique national, nom officiel du "Cube aquatique", abrite  trois bassins. Il a nécessité quatre années de construction et coûté  quelque 200 millions de dollars (136 millions d'euros), principalement  payés par des Chinois vivant à l'étranger.  <br />    <br />  La société de Zhao  Xiaojun est passée de deux cents employés il y a cinq ans à plus de  1.800 aujourd'hui. Ses revenus augmentent de 80% par an. Le chiffre  d'affaires cette année devrait atteindre 800 millions de yuans (120  millions de dollars).  <br />    <br />  M. Zhao explique avoir pourtant perdu de  l'argent avec le Cube, tellement la piscine a nécessité de travail.  Mais, tempère-t-il, l'expérience, la renommée engrangées grâce au  projet compensent largement.  <br />    <br />  "C'est la meilleure carte à jouer dans le business", assure-t-il.  <br />    <br />  Sa société a également bénéficié du recrutement de nouveaux talents, attirés par le chantier futuriste.  <br />  La  construction sur une structure en acier a fait appel à un matière  polymère très novatrice pour les 3.065 alvéoles des parois du Cube.  Cent fois plus légère plus le verre tout en étant translucide, elle est  censée mieux isoler et mieux laisser passer la lumière.  <br />    <br /> Convaincre  de la faisabilité du projet n'a pas été simple, assure M. Zhao. Le jury  doutait de la pérennité du bâtiment confronté au climat de Pékin,  caniculaire en été et froid en hiver.  <br />    <br />  Au-delà de nouveaux projets  architecturaux, le Cube d'eau génèrera des suites commerciales. Une  société canadienne a remporté un contrat pour vendre des bouteilles  plastique d'eau reprenant le motif du Cube. Et un ex-associé de M. Zhao  envisage de vendre des meubles et des accessoires reprenant le motif  des bulles bleutées.  <br /> 
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   <link>http://www.emarrakech.info/Le-Cube-aquatique-de-Pekin_a15770.html</link>
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   <title>JR habille les murs d'une favela de Rio de ses photos de visages de femmes</title>
   <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 11:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>AFP</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CULTURES]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Morro da Providencia, l'une des favelas les plus dangereuses du centre de Rio, refait parler d'elle, non pas dans les chroniques policières des journaux brésiliens mais en s'inscrivant cette fois dans le monde de l'art grâce au travail du photographe français JR.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/719593-863546.jpg" alt="JR habille les murs d'une favela de Rio de ses photos de visages de femmes" title="JR habille les murs d'une favela de Rio de ses photos de visages de femmes" />
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      JR, qui a choisi de ne pas révéler son identité, ni son visage et se  définit comme un "artiviste" (contraction des mots artiste et  activiste) a revêtu les façades des maisons, perchées sur les collines  de la favela, de gigantesques photographies de visages et de regards de  femmes, en noir et blanc.  <br />    <br />  L'effet est remarquable à distance,  alors que leurs yeux écarquillés se détachent de la colline, et  semblent se fixer sur les passants au bas de l'Avenida Brasil, l'une  des grandes avenues de Rio. Désormais la favela observe la ville.  <br />    <br />  "JR  et son équipe ont passé près d'un mois dans la favela. Armé d'un  objectif 28 mm, JR a photographié une trentaine de femmes volontaires,  puis choisi les maisons où il allait coller ses photos avec l'aide  d'alpinistes brésiliens", a déclaré à l'AFP Mauricio Hora, un  photographe né dans la favela qui a aidé JR dans ses contacts avec la  population.  <br />    <br />  Mauricio a dû également intercéder auprès des gangs  de trafiquants qui contrôlent la favela de laisser JR et son équipe  travailler en toute sécurité.  <br />    <br />  Avec cette exposition, JR, pour qui  la rue est une galerie d'art universelle et la ville le terrain  d'actions de grande ampleur, a voulu rendre hommage aux femmes, celles  qui occupent un rôle essentiel dans ces communautés et bien souvent les  premières victimes de la violence.  <br />    <br />  L'objectif secondaire est de créer de l'art dans des endroits où il est toujours exclus.  <br />    <br />  "C'est  une exposition éphémère. La pluie a déjà détruit certaines des  affiches. Mais c'est justement en cela qu'elle est intéressante", a  déclaré Mauricio se félicitant que "les habitants aient commencé à se  familiariser avec l'art".  <br />    <br />  JR, lui, fuit les interviews, s'efface  derrière les seules "stars" de ses expositions que sont les personnes  qui apparaissent sur les photos et celles qui cèdent leurs maisons.  <br />    <br />  "Si  je commence à apparaître, le centre de l'attraction cessera d'être mon  oeuvre", a-t-il dit rapidement au quotidien Folha de Sao Paulo au  dernier jour de "l'accrochage" samedi dernier.  <br />    <br />  JR et son équipe  ont dû s'adapter aux rues escarpées, aux maisons fragiles, aux câbles  électriques enchevêtrés et même à une occasion aux échanges de tirs  entre policiers et trafiquants.  <br />    <br />  Ce sont les reportages sur trois  jeunes du Morro da Providencia, abattus le 16 juin dernier, qui ont  conduit JR à inclure la favela dans son itinéraire.  <br />    <br />  Il a déjà  réalisé "Portrait d'une génération" dans les banlieues parisiennes en  2006 et "Face 2 Face" au Proche-Orient. Dans le cadre de sont projet  actuel "Women", il a habillé des maison détruites en Afrique avec des portraits de femmes violées.  <br />    <br />  Fatima  Barbosa, 48 ans, dont le visage apparaît sur un escalier du Morro da  Providencia est la mère de l'un des trois jeunes que 11 militaires ont  "vendu" à des trafiquants d'une communauté rivale qui les ont ensuite  exécutés.  <br />    <br />Les yeux pleins de larmes elle a raconté qu'elle  n'aurait "jamais pensé traverser une telle épreuve et qu'elle  continuera à lutter pour que justice soit faite".  <br />    <br />  "L'exposition  nous a donné de la visibilité car les autorités ne disent pas tout. On  m'a vue à la télévision et cela m'a fait du bien", a-t-elle dit à l'AFP.  <br />    <br />  "JR  a donné une nouvelle identité à la favela et a amélioré +l'auto-estime+  de ses habitants délaissés par les autorités", a-t-elle conclu.  <br /> 
     </div>
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   <link>http://www.emarrakech.info/JR-habille-les-murs-d-une-favela-de-Rio-de-ses-photos-de-visages-de-femmes_a15769.html</link>
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   <title>Mahi Binebine : Une certaine peinture de l'angoisse</title>
   <pubDate>Wed, 20 Aug 2008 01:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Abderrahman Benhamza</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CHRONIQUE]]></dc:subject>
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<![CDATA[
Abderrahman Benhamza : Mahi Binebine est d’abord un écrivain, et un excellent écrivain. Ses romans : Le sommeil de l’esclave, Les funérailles du lait, Pollens, L’ombre du Poète etc. sont des contes ; ses nouvelles : des romans en miniature, et l’esprit de ses investigations romanesques (toute docte classification mise à part) relève généralement du poétique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/719206-863159.jpg" alt="Mahi Binebine : Une certaine peinture de l'angoisse" title="Mahi Binebine : Une certaine peinture de l'angoisse" />
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      Peintre, il s'adonne depuis les années 80 avec la même passion à la création plastique, une création où s'exprime en profondeur un autre volet de sa sensibilité d'homme de culture. Peintre, il l'est ainsi jusqu'à l'angoisse, entité psychique inhérente à sa vision des choses et qu'on ne retrouve pas dans sa littérature. Le créneau qu'il s'est choisi et le matériau qu'il utilise à cet effet en sont la preuve par neuf, et son procédé technique tout en ombres, contrastes et silhouettes, pour déterminer valeurs et dessins, est construit à base de nerfs et de bile, langage souterrain de blessures indicibles.     <br />     <br />Procédé d'angoissé, voire d'écorché vif. Procédé imposé à lui par la force de circonstances intempestives intériorisées en vrac et qui forment un sédiment inconscient de legs sociaux lourds à porter. Ses toiles s'en trouvent tout imprégnées : personnages aux tons délavés, quasiment incolores, vitreux, enlacés et entrelacés, entortillés, parfois soudés les uns aux autres, dans un spectacle fictionnel de brassage ou dédoublement critiques ; trames de ficelles à l'image d'une nasse cauchemardesque inextricable ; brûlures de corps dispatchés comme autant de stigmates ; espace de la toile rappelant la béance inquiétante d'un cosmos/prison, lequel est bâti sur d'autres néants.      <br />     <br />Binebine cultiverait une véritable crise existentielle dont l'entendement le dépasserait, une crise muée en quête hagarde d'appuis concrets pour se reconnaître et s'affirmer au regard de soi et des autres, une crise visible dans ses figures sans nom, vouées à une chute libre dans une insondable introspection, dans un monde pavé en long et en large de toutes sortes de doutes et d'anathèmes. Binebine serait tous ses personnages à la fois, différents dans leurs approches mais toujours les mêmes, que semblent ronger jusqu'à la moelle d'épineuses interrogations sans issues. Malheureux personnages/figures d'un moi aux souffrances quasi orphiques, descendant les interminables marches d'un l'enfer à la Dante.     <br />     <br />L'angoisse qui se dégage des &#339;uvres de l'artiste fait que son esthétique des couleurs s'en trouve réduite à des tonalités pas gaies du tout, d'un expressionnisme morose. Elle émane d'un subconscient qui ne ment pas et qui exulte d'étrange façon. Métaphore de ce qui serait devenu chez lui : une métaphysique de la tristesse dont la sincérité étonne, nous y décelons aussi l'âme d'un artiste comme un miroir où se reflèterait la subjectivité chiffonnée de toute une génération. Pour dire à quel point la grisaille aujourd'hui, la mélancolie, voire la neurasthénie, sont devenues le lot quotidien de nombre de Marocains, inconnus, marginalisés, laissés pour compte, parce que victimes de folles espérances et de nobles causes perdues à jamais.     <br />     <br />L'&#339;uvre picturale de Binbebine est de ce point de vue une &#339;uvre tout à la fois de sympathie, de combat et d'engagement, à titre personnel et de manière rétrospective. Tendue vers l'avenir certes, elle s'adresse à la mémoire et dit surtout ce que nous ne devons pas oublier. Et ce, en dépit de tout l'humour du monde !
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.emarrakech.info/photo/719206-863160.jpg" alt="Mahi Binebine : Une certaine peinture de l'angoisse" title="Mahi Binebine : Une certaine peinture de l'angoisse" />
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   <link>http://www.emarrakech.info/Mahi-Binebine-Une-certaine-peinture-de-l-angoisse_a15768.html</link>
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   <title>Message de condoléances de SM le Roi au président algérien</title>
   <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 19:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MAP</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
SM le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances au président de la République algérienne démocratique et populaire, M. Abdelaziz Bouteflika, suite à l'attentat terroriste ayant visé mardi une école de gendarmerie des Issers (est d'Alger). Dans ce message, SM le Roi souligne avoir appris avec "une vive indignation la triste nouvelle de l'agression terroriste abjecte ayant visé une école de gendarmerie des Issers, en Kabylie, faisant plusieurs victimes innocentes".     <div>
      Tout en exprimant Sa "vigoureuse condamnation de cette agression  criminelle lâche", le Souverain a assuré le chef de l'Etat algérien de  "la solidarité constante du Royaume du Maroc avec le peuple algérien  frère, sous Votre ferme conduite, pour faire face à ces actes barbares  commis par des bandes terroristes". <br /> <br />SM le Roi a fait part de Sa ferme volonté pour la poursuite de  l'entière coopération et la parfaite coordination avec l'Algérie soeur  et aux plans régional et international, tout en oeuvrant "à mobiliser  et à conjuguer tous Nos efforts pour faire face à toutes les formes du  terrorisme infâme". <br /> <br />"Je réitère à votre Excellence Ma ferme détermination à continuer  d'oeuvrer de concert avec Vous en vue d'extirper (le terrorisme) de ses  racines, dans le cadre d'une vision stratégique fondée sur la  préservation de la stabilité de Nos deux pays voisins et frères, étant  donné que leur sécurité est une préoccupation partagée et un tout  indivisible", souligne le Souverain. <br /> <br />Cette vision stratégique, ajoute le message, vise également la  sauvegarde de la sécurité de l'ensemble de la région, sur la base des  profonds liens de fraternité maghrébine et en harmonie avec les  préceptes de la Sainte religion musulmane qui recommande la paix,  l'affection et la sacralité de la vie humaine et réprouve l'effusion du  sang, l'injustice et l'agression. <br /> <br />SM le Roi exprime, en ces pénibles circonstances, à M. Bouteflika  et, à travers lui, au peuple algérien frère et notamment aux familles  éplorées des victimes, Ses "condoléances les plus attristées" et sa  "profonde compassion". <br /> <br />Le Souverain prie pour un prompt rétablissement des blessés,  implorant le Très-Haut d'agréer les victimes parmi les martyrs et les  pieux, de les accueillir dans son paradis et d'accorder consolation et  réconfort à leurs familles. <br /> <br />SM le Roi implore aussi le Tout-Puissant d'épargner le Chef de  l'Etat algérien et Son pays frère de tout malheur, de le combler des  bienfaits de santé et de bonheur, de lui accorder longue vie et de le  préserver pour réaliser les aspirations du peuple algérien voisin  authentique à davantage de progrès, de prospérité, de gloire et de  stabilité. <br /> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.emarrakech.info/Message-de-condoleances-de-SM-le-Roi-au-president-algerien_a15766.html</link>
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