C'est ainsi qu'en 1958 le statut général de la fonction publique marocain reconnaît l'accès de Tous les Citoyens aux fonctions et emplois publics. Cependant, il faut signaler la participation de la femme marocaine à la signature du manifeste de l'indépendance par MALIKA FASSI
Hélas ! Les droits ne sont point présentés sur un plateau d'argent ; plus la femme s'implique dans la lutte pour son émancipation, plus elle sent le devoir de réaliser de meilleures conditions pour les générations futures. Je rebondis sur un sujet dans lequel la femme est en marge et qui est sa participation faible dans le domaine de l'informatique et dans les Techniques d'Information et de Communication (TIC), pourtant, l'informatique n'a jamais cessé d'offrir à l'être humain ses services généreux dans tous les secteurs de la vie courante.
Cette science est perçue comme moyen de distraction, si l'on voit la diversité des jeux sur le web et par-dessus le marché faut noter rien qu'en jouant, on enrichit ses idées et son savoir-faire. Se familiariser avec l'outil informatique en naviguant dans ce monde virtuel et captivant est catégoriquement bénéfique pour oublier son stress. Aussi, grâce à l'informatique on peut échanger une masse importante d'informations en un laps de temps de la part des quatre coins du monde tout en restant chez soi et à n'importe quelle heure.
Et ce qui est original, dans l'informatique c'est sa capacité de communiquer -via un ordinateur- avec l'être humain selon la guise de ce dernier sans qu'il soit surpris par des émotions imprévisibles; l'ordinateur est toujours à l'écoute de son utilisateur et utilisatrice, il (elle) peut le faire taire quand cela lui plait et lui reparler quand il le voudra sans avoir de reproches. On est libre de la manière de discuter avec cet interlocuteur, de là vient l'explication du terme anglais cyber CAFE : cyber : vaste espace, CAFE : Communication Access For Everybody).
Hélas ! Avec toute cette large gamme de services, l'accès de la femme à l'informatique demeure restreint. Pour une démonstration, il suffit de franchir le seuil d'un cyber CAFE ou d'une salle de jeux pour remarquer que le nombre des filles est inférieur à celui des garçons. Des raisons les plus touchantes et qui empêchent la femme de s'intégrer dans ce domaine, on cite :
– l'éducation et la formation : certaines familles donnent plus d'importance à l'enseignement et l'apprentissage des garçons que ceux des filles. Elles font égalité entre le futur professionnel le plus favorable et le statut familial de leurs fils mais tracent un bonheur lié à la situation d'une bonne épouse, pour leurs filles et se contentent à ce qu'elles trouvent de bons maris,
– ensuite vient le déséquilibre du genre dans la répartition des professions des TIC selon différentes contraintes comme :
• Les conditions de travail : les horaires des métiers des TIC sont surchargés, voire illimités. Un professionnel en TIC pourra passer de longues heures devant l'ordinateur sans s'apercevoir du temps écoulé , pourtant et compte tenu des charges ménagères habituelles de la femme, cette dernière reste toujours dépendante de ses fonctions familiales –qu'elle fait passer en premier lieu-. Or, un patron ne souhaite pas qu'un projet soit abandonné ou laissé en attente pendant un congé de grossesse ou de maternité.
• Une autre cause qui éloigne la femme de ce domaine c'est l'évolution saisonnière et la diversification des produits informatiques et qui demandent à chaque apparition des renouvellements de connaissances et des recherches en continue. En cet état, la femme se trouve alors à réaliser une balance entre la gestion de son travail au foyer et sa carrière professionnelle ; épreuve non jamais réussie ! La femme finit par abandonner une de ces deux fonctions.
• En corollaire à ce-ci, les femmes sont minoritaires dans ce secteur, le lien ordinateur- être vivant prend un caractère typiquement masculin , des chercheurs spécialisés dans la conception de l'image Homme-machine ont démontré le potentiel verbal de la femme dans sa manipulation d'interfaces basées sur les menus , les applications questions réponses .
Tandis que les hommes sont mêlés dans la création de suites d'instructions à exécuter à savoir la programmation et l'algorithmique.
De toute évidence, ces causes sont conséquences de l'éducation que reçoit la fille ou le garçon au sein de sa famille. D'ailleurs, et dés son jeune âge on initie la fille à apprendre les tâches ménagères et tout ce qui se rapporte à sa fonction future d'épouse et de mère de famille tout en laissant le champ libre aux jeux avec télécommandes au garçon et parfois on interdit à la fille de jouer avec sous prétexte qu'elle va perdre de sa finesse de féminité.
Et cela crée en la fille une peur de manipuler les nouveaux moyens de technologies comme le récepteur de la parabole et ses accessoires, l'ordinateur mais pas ceux de l'électroménager qui s'utilisent dans la cuisine !!!
Et si l'on voit de l'historique de l'évolution de cette science, on sera surprise (surpris) que la première programmeuse est une femme, Augusta Adelaïde (Ada) Lovelace, auteur du premier algorithme de la suite de Bernoulli. Et à son honneur, l'armée américaine baptisa un langage de programmation au nom de Lady Ada ; on notera aussi qu'en 1944, une ingénieure de l'équipe du premier ordinateur numérique, Grace Hopper, a fait entrer l'informatique dans plusieurs secteurs autres que le scientifique. Et dés lors, les langages de programmation sont traduits en anglais.
L'informatique s'est justifiée donc non consacrée juste aux mathématiciennes (ciens) de formation et en 1952, Grace a donné le jour au premier compilateur.
En 2006, ce sujet a eu de l'importance du Gartner, une firme américaine de consulting et de recherche dans le domaine de la technologie, et a démontré qu'en Europe, à peine 6% des services informatiques des entreprises sont dirigés par des femmes, contre 20% en Amérique du Nord (Etude CIO, Gartner 2006). La même étude prévoit qu'en 2012, 40% des femmes travaillant dans le secteur des technologies de l'information seront désertées du terrain et des carrières informatiques comme chefs de projets, consultantes,….
D'ici là, est ce que les études et les chercheurs (ses) du genre pourront anéantir cette prévision d'obstacle de « plafond de verre » qui stoppe les carrières et les potentialités féminines ?
Une première démarche c'est qu'il faut procéder à une sensibilisation du grand public à la culture informatique en la faisant entrer dans les programmes scolaires, en créant des centres scientifiques pour révéler la vraie image d'un informaticien. Cependant et dans le langage informatique, un informaticien est désigné par « hacker » ou « bricoleur passionné », qui a et du respect souvent grâce à ses compétences et de la méfiance à cause de sa capacité de violer la sécurité informatique. Alors, la femme a du mal à se faire coller un descriptif qui ne lui correspond pas.
Des statistiques ont montré que les femmes informaticiennes abordent ce domaine en phase avec les exigences du monde professionnel : salaire motivant, d'autres le classent dans un cadre de modernité : faire ses commissions dans un hypermarché qui se présente chez soi, d'autres le préfèrent pour ne pas se sentir dépassées de leur progéniture.
L'informatique ouvre donc ses portes devant tous et toutes, sans contrainte ni du sexe ni des degrés d'interprétations scientifiques ou mathématiques et avec l'espoir qu'un jour on voit plus de féminin dans le secteur informatique et qu'on donne encore plus de félicitations et plus d'applaudissements à la femme !